Le médecin traitant : ni juge, ni procureur mais plutôt avocat de son patient.

Un malentendu persiste quand au rôle du médecin généraliste face à son patient.

On imagine souvent que le médecin est là pour contrôler la véracité des dires de celui-ci concernant sa santé. Il est évident que si on vient me voir en affirmant : « Docteur, je ne peux pas aller travailler, j’ai la jambe cassée » et que cela n’est pas confirmé par l’examen, en mon âme et conscience, je ne ferai pas d’arrêt de travail pour fracture de jambe !

Ce cas est caricatural.

Dans de nombreuses situations, les données avancées par le patient n’ont pas de caractère objectif ni même objectivable. Par exemple, certaines situations fréquentes comme les lombalgies ou les syndromes dépressif…

Or, la relation entre le médecin traitant et son patient est basée sur la confiance et l’empathie. Ceci sous-entend que le doute doit toujours bénéficier au patient afin de préserver cette relation, indispensable au soin.

De ce fait, il est illusoire de demander aux médecins traitants un rôle de contrôleur qui outrepasserait la simple déontologie qui doit prévaloir dans chacun de nos actes.

Le médecin, par vocation, par nature, par humanisme, est aux côtés, pour ne pas dire du côté de son patient.

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